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Par définition, les tendinopathies calcifiantes consistent en un dépôt calcique au sein du tendon.
Il en existe néanmoins plusieurs types qui se différencient par leur évolution clinique, leur aspect radiologique et leur étiologie.
Le traitement va différer d'un type à l'autre et il est parfois difficile d'avoir une certitude immédiate quant à la forme rencontrée.





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La plus fréquente des tendinopathies calcifiantes est celle que j'appelle volontiers une tendinopathie "cyclique".
Assez fréquente vers 40 ans, touchant plus les femmes que les hommes, elle se caractérise de la manière suivante :

• Symptomatologie de douleur lentement croissante jusqu'à un pic de douleur paroxystique qui peut persister pendant quelques jours qui est suivi d'une très nette amélioration avec diminution ou même disparition des douleurs. Cette accalmie peut perdurer de quelques mois à plusieurs années, puis on assiste à un nouveau cycle.

• Cette chronologie se traduit sur le plan radiologique par une croissance progressive de la calcification . On peut comparer cette calcification à un "abcès calcique". La période de douleur paroxystique correspond à "l'éclatement" de cet abcès, et si l'on effectue une radiographie avant et après cette période, on peut souvent constater une disparition de la calcification.

• Ces calcifications sont souvent de gros volume, homogènes et denses, bien délimitées. Leur aspect macroscopique est semblable à de la pâte dentifrice.


Le traitement est le plus souvent médical. Il consiste en un traitement symptomatique des douleurs paroxystiques par des antalgiques et/ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
En cas de récidive fréquente, on peut envisager un lavage sous radioscopie ou une exérèse de la calcification sous arthroscopie, ou dans les cas extrêmement rebelles, une exérèse de la zone tendineuse pathologique.
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La tendinopathie "infiltrante" est très différente.

• Sur le plan radiologique, on constate des micro-calcifications, diffuses, augmentant au fil du temps.

• Sur le plan clinique, on constate une douleur croissante, sans cycles d'accalmie.
Anatomiquement, ces calcifications sont dure, crayeuses, et diffuses dans dans le tendon.

• Elles correspondent en fait à un tendon pathologique, inflammatoire de manière chronique et dont les calcifications sont la conséquence (dépôt calcique dans un tendon inflammatoire) plutôt que la cause.

• Ces tendinopathies signent donc une pathologie initiale du tendon.

• L'attitude thérapeutique est chirurgicale, avec exérèse de la zone pathologique et suture tendon sain sur tendon sain.

• Certains chirurgiens préfèrent en première intention, effectuer un peignage de la coiffe sous arthroscopie.
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L'enthésophyte est une petite calcification, située à l'insertion distale du sus épineux.

• Sur le plan radiologique, on retrouve une calcification isolée, de petit volume, située presque au contact du trochiter.

• Sur le plan clinique, on retrouve fréquemment une symptomatologie d'atteinte du sus épineux, avec un arthroscanner normal.

• Cet enthésophyte traduit la présence d'une atteinte pathologique du sus épineux, qu'il s"agisse d'un conflit sous acromial évolué ou d'une lésion de la face profonde. Il est le témoin d'une inflammation chronique du tendon qui a entraîné l'apparition d'un dépôt calcique à cet endroit.

• L'attitude thérapeutique est attentiste, mais doit orienter vers des examens plus approfondis, tant cliniques que radiologiques (arthroscanner). Un suivi régulier doit être effectué en cas d'arthroscanner négatif, pour dépister une aggravation et/ou une évolution vers une lésion transfixiante.
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